La saison 26/27 du Théâtre Koltès est lancée ! 

Écrire les futurs, voilà le projet que je vous propose pour cette saison et celles à venir. Face à notre monde qui semble être sur un point de bascule, où l’on nous promet la peur, le repli sur soi, il faut, comme l’invite la philosophe Alice Carabédian, imaginer de nouvelles utopies radicales. Dépasser le constat d’une catastrophe imminente et ouvrir les imaginaires à d’autres fictions, d’autres possibles. Un théâtre est l’un de ces lieux où collectivement on s’émerveille, on imagine, on s’émeut.

Le projet artistique que je vous propose se veut être représentatif de la diversité des écritures pour le théâtre. J’ai imaginé cette saison comme politique et joyeuse, intimement convaincu que la joie est une force fédératrice puissante. Politique au sens où les artistes interrogent notre monde, nous posent des questions et nous déplacent.

Plusieurs temps forts marqueront cette saison, à commencer par Textes Sans Frontières que vous connaissez bien et dont les textes seront lus un peu partout dans la ville en décembre. Il m’importe de sortir des murs du théâtre afin d’aller à votre rencontre et de vous proposer d’entrer dans des lieux atypiques. Cette saison vous pourrez découvrir le Collectif OS’O dans différents amphithéâtres des campus messins et Laure Werckman sur un court de tennis.

En janvier, avec le Nest – CDN de Thionville, nous vous proposerons une grande épopée de cinq spectacles de Léo Cohen-Paperman autour des présidents de la Ve République. Et parce qu’imaginer demain suppose de donner la parole aux jeunes générations, nous présenterons au printemps Matières Premières, un nouveau temps fort dédié à la jeune création du Grand Est en partenariat avec la Maison d’Elsa | Cie du Jarnisy.

Avec l’équipe, nous voulons faire du Théâtre Bernard-Marie Koltès, un lieu vivant et exigeant, qui s’adresse au plus grand nombre. Un espace où se rencontrent les générations, les récits, les savoirs.

Une maison de création qui soutient les compagnies, accompagne les gestes émergents et laisse toute sa place à l’essai, au doute, au cheminement. Un théâtre du commun : qui refuse le cynisme, assume la complexité et cultive la joie autant que le collectif.

Un lieu parenthèse, où on prend le temps de regarder le monde et d’imaginer des futurs désirables.

Comme un écho à l’île d’utopie imaginée par Thomas More, le Théâtre Bernard-Marie Koltès, sur son île du Saulcy, se voudra un endroit des possibles.

Les portes sont ouvertes, nous vous attendons avec impatience.

 

Baptiste Girard | directeur artistique